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    L’Amour Trinitaire dans l’Eglise

    C’est une grande source de contemplation que la manière dont le Verbe de
    Dieu a appelé son Eglise à l’existence. Elle est son Epouse, elle est dans son
    coeur depuis le Commencement.
    Dès l’Ancien Testament, l’Artiste Divin esquisse son oeuvre vivante
    et libre.
    Dans cette première partie de l’Ecriture, une première fondation est posée:

    « Ecoute Israël, l’Eternel, notre Dieu est Un.
    Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux.
    Tu aimeras l’Eternel ton Dieu, de tout ton coeur,
    de toute ton âme
    et de tous tes moyens » Deutéronome VI 4-9

    Cette fondation est un pilier, le pilier vertical de l’Eglise selon son plan
    architectural suprême, complet et éternel que Jésus révèle en prononçant le
    grand commandement :

    " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton
    âme et de toute ta pensée. C'est là le premier et le grand commandement.
    Et voici le second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même."
     Matthieu 22-37

    Jésus révèle ainsi le deuxième axe de l’édification de son Eglise: le plan
    horizontal.
    Le mot « crucial » pour définir chacune des dimensions du grand
    commandement de Dieu est vraiment éloquent. En effet, celles-ci
    représentent une croix, Croix qu’a choisi notre Seigneur Jésus-Christ pour
    nous sauver par l’offrande de sa vie. Son corps cloué sur la Croix en a pris la
    forme, signifiant, enseignant dans la douleur que son Eglise doit aussi, à son
    image, épouser les deux dimensions du grand commandement.
    Voyons à présent comment il est magnifique de remarquer dans l’Ecriture à
    quel point Dieu nous a créés à Son image. Il est possible de trouver ça et là
    des petites clés de compréhension comme des trésors. N’oublions pas que
    la Parole est vivante!
    Ainsi, pourquoi pensez-vous que Jésus affirme: « quand deux ou trois sont
    réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Matthieu 18, 20 ?

    Quand Jésus dit qu’il est au milieu de ceux qui se réunissent en son Nom
    (sachant que son Nom est « Amour »), il nous faut comprendre avec
    émerveillement que l’Homme qui est créé à Son image est créé à l’image de
    la très Sainte-Trinité.
    Oui, notre Créateur nous a fait ce présent d’amour incommensurable de
    pouvoir goûter avec Lui et entre-nous des relations d’amour comparables à
    celles qui relient le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

    L’Eglise a donc une nature trinitaire : amour et adoration pour Dieu et amour
    comme, pour soi-même, entre son frère et soi, dans un même embrasement.
    Une autre très belle clé de compréhension de la nature profonde de ce
    qu’est l’Eglise émane de ce passage:

    "En ce temps-là, parmi les disciples, le Seigneur en désigna encore 72, et il
    les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même
    allait se rendre. Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les
    ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer
    des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Voici que je vous envoie comme des
    agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne
    saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites
    d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira
    reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison,
    mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire.
    Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où
    vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les
    malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de
    vous.” Luc 10, 1-9

    Méditons. Jésus dit à ses disciples que la moisson est abondante et les
    ouvriers peu nombreux. Or, Il les envoie deux par deux.
    Humainement et d’un point de vue qui concerne uniquement l’efficacité, le raisonnement logique, nous serions tentés de dire: « le Christ aurait dû les envoyer un par un car, il le dit Lui-Même, les ouvriers sont peu nombreux au regard de la taille de la moisson et, à un disciple qui voit quotidiennement le Christ, la grâce de Dieu devrait bien suffire»...
    Continuons à chercher. Souvenez-vous des quelques lignes qui précèdent
    où il est relaté que le Seigneur affirme et nous informe, que quand deux ou
    trois d’entre nous sommes réunis en son Nom, Il est là au milieu de nous?
    Cette communion est alors une petite cellule de Son Eglise. La relation y est
    trinitaire et qui la rencontre voit l’Eglise vivante . Ainsi, en rencontrant non pas un disciple de Jésus mais deux, les personnes pouvaient se dire ou s’exclamer « Voyez comme ils rayonnent ces deux-là, nous n’avons jamais vu pareille amitié d’où peut-elle venir? Voyez aussi comme ils aiment leur Seigneur d’un même coeur et aussi comme ils nous
    aiment. »
    Dans ces circonstances, la Parole de Dieu que répandent les disciples est
    vivante et touche les coeurs.
    Voilà pourquoi Jésus dit : « dans toute maison où vous entrerez, dites
    d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira
    reposer sur lui… ».
    C’est donc bien plus que l’enseignement didactique que les disciples
    doivent apporter à ceux qui ne connaissent pas Jésus, c’est Sa paix qui est
    visible en celle qui circule entre eux deux, et qu’ils proposent de partager.
    Les disciples sont donc envoyés deux par deux en avant de Jésus dans les
    villages.
    Beaucoup de familles ont du être émerveillées de partager quelques heures
    avec ces petites cellules de l’Eglise naissante qu’étaient les duos de
    disciples en communion d’amour entre eux et avec Dieu. Beaucoup aussi
    ont du avoir très grande hâte de connaitre Jésus et attendre son arrivée à
    l’entrée du village.

    Ainsi, deux personnes qui vivent de tout leur être le commandement
    suprême de Jésus et qui vont en mission n’apportent pas qu’un savoir, loin,
    très loin de là, ils travaillent à l’établissement du Règne de Dieu, par chacun
    d’eux et par leur communion d’amour en la Personne de l’Esprit-Saint qui
    leur est offert. C’est crucial.

    Jésus a envoyé ses disciples deux par deux il y a 2000 ans afin qu’ils se
    soutiennent mutuellement certes, mais je crois vraiment que la raison
    première est que cette mission était déjà une mission d’Eglise. Jésus a voulu
    qu’elle en eût déjà toutes les caractéristiques. Caractéristiques ô combien
    valables actuellement et toujours, pour tous les disciples de Jésus fous
    d’amour pour Lui et leur prochain et qui acceptent de donner de leur
    substance pour le Royaume, ici-bas.

    Anne-Christine

     


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  • Réflexions, intuitions personnelles concernant le premier chapitre de La Genèse.


    Chapitre 1 de la Genèse
    1:1    Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
    1:2    Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux.
    1:3    Dieu dit : Que la lumière soit et la lumière fut.
    1:4    Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres.
    1:5    Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit . Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour.
    1:6    Dieu dit : Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux et qu'il sépare les eaux d'avec les eaux et il en fut ainsi.
    1:7    Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d'avec les eaux qui sont au-dessus du firmament,
    1:8    et Dieu appela le firmament ciel . Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour.
    1:9    Dieu dit : Que les eaux qui sont sous le ciel s'amassent en une seule masse et qu'apparaisse le continent et il en fut ainsi.
    1:10    Dieu appela le continent terre et la masse des eaux mers, et Dieu vit que cela était bon.
    1:11    Dieu dit : Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence et il en fut ainsi.
    1:12    La terre produisit de la verdure : des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon.
    1:13    Il y eut un soir et il y eut un matin : troisième jour.
    1:14    Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu'ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années;
    1:15    qu'ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre et il en fut ainsi.
    1:16    Dieu fit les deux luminaires majeurs : le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles.
    1:17    Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre,
    1:18    pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon.
    1:19    Il y eut un soir et il y eut un matin : quatrième jour.
    1:20    Dieu dit : Que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants et que des oiseaux volent au-dessus de la terre contre le firmament du ciel et il en fut ainsi.
    1:21    Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon.
    1:22    Dieu les bénit et dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez l'eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre.
    1:23    Il y eut un soir et il y eut un matin : cinquième jour.
    1:24    Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce et il en fut ainsi.
    1:25    Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon.
    1:26    Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu'ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre.
    1:27    Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.
    1:28    Dieu les bénit et leur dit : Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre.
    1:29    Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture.
    1:30    A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes et il en fut ainsi.
    1:31    Dieu vit tout ce qu'il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour.

                                                                                              
     La description de la Création au  chapitre premier de la Genèse s'adresse à nous mais Dieu s'y fait connaître comme "Celui qui est". Il ne nous enseigne pas en disant "sachez, vous les hommes, qu'au commencement j'ai créé le ciel et la terre" non, Il crée, Dieu-Trine EST et Il crée, que nous soyons là ou pas ne change rien, il EST !
    Il me semble que le premier chapitres de la Genèse, au même titre que la Loi d'Amour prononcée par Jésus, le Verbe incarné: "Tu aimeras Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit et tu aimeras ton prochain comme toi-même" comporte lui-aussi, un commandement crucial.  Mais il faut approfondir et l'on s'aperçoit que le premier chapitre de la Genèse est un commandement dans son entièreté alors même que l'impératif n'est pas employé par Dieu pour parler à l'Homme.
    Le commandement suprême, incontournable et éternel cité plus haut donné par Jésus-Sauveur est un commandement qui concerne le comportement de l'Homme: il doit aimer, il doit mourir à lui-même afin de pouvoir laisser la puissance d'amour du Christ l'habiter, l'épouser et rayonner. Dans le premier chapitre de la Genèse, le comportement de l'Homme est également concerné, mais en "creux".    L'expression  "Dieu vit que cela était bon", qui apparaît cinq fois dans le premier chapitre est, je crois, plus éloquente encore que si l'on y trouvait de longs enseignements didactiques  et des injonctions sur la Création. Ces expressions sont des scellés  que le Créateur  pose à chaque "étape". Tel un artiste authentifie son oeuvre d'art en y apposant sa signature, Dieu signe Sa Création par son divin paraphe, sceau sacré, notamment celui du dernier verset de ce premier chapitre: "Dieu vit tout ce qu'Il avait fait: cela était très bon".

    Depuis la Chute Originelle, Les hommes cherchent à être comme des dieux, comme si une force irrépressible les poussaient à "coller" aux promesses du serpent. Lucifer, lui, cherche non-pas à être "comme" Dieu, mais à Le remplacer, autrement dit à être Dieu (son orgueil l' empêche de voir que c'est impossible). Lucifer n'est qu'une créature, il ne peut pas créer. Mais il peut singer la Création en agissant sur la matière à travers l'Homme par ce qu'il lui inspire de plus fou. Jaloux de Dieu d'une jalousie qui n'a pas son pareil, Lucifer qui n'a et n'aura jamais aucune gloire, celle-ci est un attribut de Dieu, cherche à imiter cette gloire divine. Il courre après le prestige, ce qui n'a rien à voir, et si vous avez une relation d'amour avec Dieu par Jésus-Christ, vous pouvez sentir que ce mot "prestige" est l'antithèse de la gloire. Ainsi, le Diable est jaloux de tout, d' absolument tout, de toute la Création. Il veut sa propre version de la Genèse, sa propre Genèse signée de sa griffe.
     
    Ainsi, je ne crois pas que les lecteurs et les exégètes de la Genèse des siècles et millénaires passés  aient saisi pourquoi l'expression: "selon leur (son) espèce"  en ce qui concerne les êtres vivant que Dieu crée, apparaît autant de fois dans le chapitre premier (8 fois sur 31 versets dont 3 fois dans le verset 25 suivies du sceau divin: "et Dieu vit que cela était bon". Peut-être se demandaient-il pourquoi une telle insistance. Par contre, pour un lecteur du XXI ème siècle même s'il n'est pas exégète, cela devrait être très clair! Vous ne voyez pas? Et bien remplaçons le mot "espèce" à chaque fois qu'il apparaît dans ce premier chapitre par "génome" puisque l'on sait maintenant que c'est lui qui fait l'espèce. Verset I, 25 : "Dieu fit les bêtes sauvages selon leur génome, les bestiaux selon leur génome et toutes les bestioles du sol selon leur génome, et Dieu vit que cela était bon." ( Nous pouvons nous inclure parmi les  espèces, la nôtre est: "Homo-Sapiens" )

    J'espère que vous vous informez sur les avancées de la recherche en génétique, sur ce qui se fait dés à présent mais surtout, sur les intentions crapuleuses de nombre de scientifiques hypnotisés par l'antique serpent (savent-t-ils ce qu'ils font? Grande question!). Le mensonge inventé cette fois est un but altruiste, médical, faisant miroiter la santé parfaite pour tout le monde voire la grande longévité et l'amélioration des performances. On mélange les espèces faisant croire que les hybrides ainsi fabriqués seront des "banques d'organes". Ainsi,  des chimères entre différentes espèces animales existent déjà, sont menées à terme et disséquées. . Dans les éprouvettes, des chimères "homme-animal" sont fabriquées. Même si on ne les laisse pas se développer au delà du 14ème jour, il s'agit d'une abomination sans nom! Fi du "chacun selon son espèce" que Dieu a voulu et jugé  bon. L'Homme, sous la dictée de Satan, réécrit la Genèse. Il ordonne à l'Homme, non de créer, (il en est incapable et l'ange déchu non-plus d'ailleurs, ), mais de morceler le vivant et de le fabriquer selon la Genèse qu'il a rédigée. Fabriquer n'est pas créer mais ça peut servir à singer la Création ainsi que l'Acte Créateur de Dieu via la science, ses dérives et abominations qui ne sont autres que des transgressions.


    Verset 27 "Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme Il les créa."


    Encore une analyse qui n'engage que moi, mais je remarque qu'en ce qui concerne la création de l'Homme et de la Femme, le Verbe de Dieu prononce une phrase qui me semble, elle-aussi, scellée, inviolable car commencée par le nom "Dieu" et le verbe "créer", et close de même manière avec "Dieu et "créer". Un peu comme si Dieu nous prévenait que de toucher à l'essence de l'homme et de la femme équivalait à avoir des intentions déicides.
    Ainsi, c'est à Son image que Dieu créé l'Homme et la Femme, c'est à l'image de Sa Trinité, la troisième personne humaine étant l'enfant né de l'amour entre les époux. On peut alors imaginer à quel point toute la rage déicide de Satan cherche à "s'exprimer", à se matérialiser à travers les manipulations génétiques qui touchent à l'essence de la personne humaine. Ceci dit, chercher à comprendre, observer, s'émerveiller devant les mécanismes primordiaux de la vie, cela est positif mais jamais on ne devrait les manipuler au point de mélanger les espèces (chimères) ou de modifier les génomes quelles que soient les pseudo-bonnes raisons.
    Des enfants peuvent maintenant naître avec, dans leur cellules, les génomes de trois "parents"

    "Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme? Ou que donnerait un homme en échange de son âme?" Matthieu 16 : 26
    "Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera" Matthieu 10 : 39

    Que servirait-il à l'Homme de gagner une santé parfaite si pour l'obtenir il profanait la Genèse?




    Annexe: https://www.infochretienne.com/scientifiques-travaillent-embryons-mi-humains-mi-animaux/

    Anne-Christine (2016)


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  • Dieu a une pédagogie adaptée à chacun d'entre-nous

    Lorsque Jésus nous enseigne qu'Il est le Chemin, la Vérité et la Vie, il est capital de n'omettre aucun de ces trois termes qui Le qualifient. Ainsi, si nous mettons de côté insidieusement le fait qu'il est "chemin" et que nous mettons uniquement l'accent sur le fait qu'il est Vérité et Vie, cela est lourd de conséquences notamment sur la manière dont nous considérons notre prochain.
    Il est indispensable de bien garder à l'esprit que l'alliance de chaque âme avec le Seigneur nécessite un cheminement. Dieu est pédagogue et Il a un plan parfait "d'enseignement" pour chacun d'entre nous, tout à fait adapté à ce que nous sommes individuellement.
    Des éléments de la pédagogie divine nous sont dévoilés dans les Ecritures. Nous pouvons constater par exemple que le père du fils prodigue ne lui dit pas "Si tu pars ainsi pour mener une vie de débauche, tu te perdras, tu risques de perdre ton âme aussi je te "ligote" auprès de moi pour ton bien". Ce père, selon la pédagogie divine, accepte que son fils s'égare. Ce qu'Il désire, c'est un élan d'amour libre et totalement choisi de son fils envers lui.
    Il en est de même pour les ouvriers de la onzième heure. Dieu connaît leur coeur, Il les a façonnés. Il ne fait aucun reproche quant à leur errance, quant à leur cheminement qui a duré les onze premières heures. C'était leur chemin et comme doit être magnifique l'élan d'amour de ces "ouvriers" qui, peut-être pour certains, ont cherché en s'égarant douloureusement tout ce temps.
    Comment certains croyants "depuis toujours" peuvent-ils ne pas comprendre que Dieu peut à tout moment se révéler à quiconque, autrement dit: s'imposer à la conscience? Or Il choisit de ne pas le faire. C'est bien la preuve que notre Père se révèle de manière adaptée à la psychologie de chacun de ses enfants. D'ailleurs, Ses voies ne sont pas nos voies, voilà pourquoi il est normal que nous soyons déconcertés plus d'une fois par la pédagogie divine.
    Il nous revient donc de proclamer notre foi mais il est capital de ne jamais oublier que la nature même de notre Seigneur est d'être Vérité, Vie et aussi Chemin!
    A ce propos, une de mes amie me disait récemment qu'elle aimerait avoir la foi mais qu'elle ne parvenait pas à croire. J'aime beaucoup son honnêteté et je suis sûre que Dieu ne se révèle pas à elle à travers la foi (encore un moment peut-être) car elle est comme nous tous "en chemin" vers son Créateur, c'est son chemin et la pédagogie de Dieu pour elle.
    Pour conclure, ayons un infini respect pour les gens qui cherchent et ne considérons jamais que nous avons tout trouvé parce que nous avons la foi, parce que nous sommes catholiques. Chaque chemin de vie est une histoire sacrée et nous ne mesurons pas à quel point le Seigneur veut qu'aucun de ses petits ne se perde. Il accepte qu'ils s'égarent parfois car de tout mal le Seigneur tire un plus grand bien et il a son plan. Je ne sais plus qui disait que "Dieu écrit droit avec des lignes courbes".
    C'est une belle image et à nous, baptisés, de ne pas crier "vade retro..." à chaque fois que l'on voit ou que l'on imagine une courbe dans la trajectoire de quelqu'un d'autre.

    Anne-Christine

    2011


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  • De la soif de Dieu...

    DANS L' ATTENTE

    "La création gémit dans les douleurs de l'enfantement", et voilà que nous gémissons, petites parcelles de création que nous sommes!
    De grâce, n' éteignons pas le cri du désir magistral de la création en plein travail!
    La douleur est la preuve de l'enfantement. On parle de naissance, or une naissance n'est jamais un événement tiède ou mièvre.
    C'est une question d'être ou de ne pas être qui prend aux entrailles.

    Refusons l'anesthésie péridurale de l'opulence qui mène à la tiédeur assassine.
    Gémissons donc dans la joie pressentie de l'enfantement grandiose.
    Que nos gémissements soient art, musique, danse transcendants mais aussi et avant tout,
    que nos cris soient écoulement d'Amour du sillon de notre blessure pour Dieu et chacun de nos frères et soeurs en humanité.
    Ah, la soif de Dieu, ce cri d'enfantement! C'est un cheval fougueux bridé ici-bas.
    L'étouffer, c'est la mort. le laisser se cabrer de façon désordonnée, c'est la folie.
    Voyez les trois apôtres Pierre Jaques et Jean qui sur le Mont Tabor,
    ils ont eu de l'huile sur le feu de leur désir un court moment. c'en était trop pour eux.
    La Transfiguration de l'Epoux les avait transformés en torche humaines.
    On peut assurément parler de blessure car ce "goût de trop peu" ne concernait pas un bien-être perdu de notre monde éphémère.
    Il est à parier que le souvenir de cet événement aura été éprouvant pour les trois apôtres.
    Eprouvant en effet, non du fait d'une simple nostalgie, mais en raison de ce que la splendeur de gloire du Christ transfiguré rayonnant de tout son amour aura creusé en eux un abîme de désir de Dieu.
    De cela, l'Ecriture ne parle pas beaucoup. Elle nous rapporte juste que Pierre
    souhaite s'installer dans cette béatitude. Comme on le comprend!
    Mais voilà, le temps n'était pas encore venu et c'est précisément là que l'on peut admirer la sagesse de ces hommes
    qui acceptent de retourner dans le quotidien du Monde avec en bandoulière, un coeur transpercé par la gloire d'amour
    de leur Seigneur qu'ils viennent de contempler.
    Nul ne peut voir Dieu sans mourir.
    Nul ne peut pressentir le Royaume de Dieu sans souffrir intensément d'une soif incommensurable. C'est une Croix brûlante.
    Jésus aussi brûle de ce désir des noces éternelles.
    Ce sont des gémissements de douleur d'enfantement,
    mais ce sont des gémissements qui annoncent la Vie et une joie qu'aucun mot ne peut décrire.
    Enfin, voici un verset du Cantique des Cantiques qui montre bien que le désir de l'Epoux est ardent, tellement ardent d'ouvrir les noces éternelles avec l'humanité, qu'il exprime que, comme il faut que tout soit accompli auparavant,
    il faut encore la sagesse, la Croix certes fiévreuse de l'attente.
    Ct 3,5. "Je vous en conjure, filles de Jérusalem, par les gazelles et par les cerfs des campagnes, ne troublez point,
    n'éveillez pas la bien-aimée jusqu'à ce qu'elle le veuille.

    Anne-Christine

    2010


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  • Analyse de la vidéo "Communication et miséricorde" de la 50ème Journée mondiale des Communications sociales, publiée par la conférence des évêques de France.




    Une jeune fille dans un bus est en train d'envoyer un texto à un correspondant. Elle se trouve propulsée dans une sorte de salle de classe en présence des apôtres Pierre, Thomas et Jean qui peuvent lire en gros plan tous les échanges de textos dont celui tout récent de la jeune fille. Celle-ci se fait invectiver, remettre à l'ordre car son message n'est pas "miséricordieux" d'après les apôtres... Puis, arrive Jésus qui lui explique ce qu'est la Miséricorde...

    D'un point de vue sémantique, cette vidéo montre une grande confusion entre la Miséricorde et le respect de l'autre.

    En effet, ce qu'enseignent les "apôtres" à la jeune fille, c'est le respect que le chrétien (et toute personne d'ailleurs), doit avoir envers son prochain, y compris via le numérique. La Miséricorde est d'un autre ordre, ce mot désigne en Hébreu: le coeur profond, les entrailles qui frémissent sous le coup de la douleur et de la peine de l'autre. Autrement dit, pas de Miséricorde sans respect, c'est vrai, mais il peut y avoir respect sans pour autant Miséricorde. De plus, la Miséricorde ne s'apprend pas comme on pourrait apprendre le code de la route, on ne peut la vivre, l'éprouver pour son prochain qu'en allant la puiser à l'unique source: celle qui jaillit du Coeur transpercé de Jésus-Christ (Sainte-Faustine l'explique très bien). Dans cette vidéo, il s'agit d'un "cours" didactique, pire, d'une parodie  de leçon de choses. Notons d'autre-part que "l'apôtre Pierre" ne parle pas avec respect à la jeune fille et encore moins avec Miséricorde. Que dire du personnage de Jésus qui entre et s'adresse  après un moment à la jeune fille avec un "salut", portable à la main?

    A propos de l'ambiance de la vidéo:

    C' est par Miséricorde que le Christ a offert Sa vie sur la Croix, c'est la source de notre Rédemption. L' évocation de ce thème ne mérite t-il pas d'ouvrir à la transcendance  en évitant une stérile désinvolture "pour plaire aux jeunes", "pour faire branché"? Les jeunes ont soif comme on ne peut s'imaginer, de sérieux et de transcendance. Je le remarque tous les jours autour de moi.

    Le personnage de Jésus (dont on ne verra pas le visage), explique à la jeune fille ce qu'est la Miséricorde en ces termes:

    "-La Miséricorde si tu veux, c'est ce par quoi Dieu vient pacifier nos coeurs et nous rend du coup porteur de sa tendresse et de son espérance.

    -Et c'est dans l'Evangile ça?

    -Non, c'est pas dans l'Evangile, c'est l'Evangile."

    Aucune fois dans la vidéo il ne sera évoqué que Jésus, et lui seul, par son offrande d'Amour sur la Croix nous rend à notre tour capables de Miséricorde. Par Lui, par ses saintes plaies s'écoule pour nous la Miséricorde du Père, source infinie où nous pouvons puiser pour nous-mêmes et en vivre avec les autres.

    Dans la vidéo, on peut croire que Jésus est un grand enseignant mais aucunement qu'Il est la source divine de toute Miséricorde. On y voit l'Evangile passer avant la personne du Christ.

    Un mot aussi sur Jésus "geek". Jésus n'a pas besoin du numérique pour s'adresser aux hommes. C'est une offense à l'Esprit-Saint qui n'est pas un moyen de communication, mais une Personne. Je crois d'ailleurs qu'en matière de leçon, le Seigneur nous demande de rester bien incarnés car le virtuel nous morcelle et nous devenons des kaleïdoscopes décervelés.

    Enfin, Une erreur théologique et pas des moindres, qui résume toutes les autres, de cette vidéo: à un moment donné, la jeune fille dit   :"-On est au XXIème siècle....." Puis on voit Jésus entrer car il lui manque un "chargeur mini-usb". Il branche son appareil et l'on voit ses mains en gros plan pendant qu'il explique à la jeune fille ce qu'est la Miséricorde. D'un point de vue temporel, la vidéo se situe bien au présent et nous vivons présentement après la mort et la Résurrection du Christ. Or, sur ses mains, aucune trace des plaies de sa Passion! Théologiquement, représenter les mains du Christ sans ses plaies de la crucifixion portant un objet du XXI ème siècle est un total non-sens.

    Cette vidéo venant de l'Eglise Catholique officiellement (ça laisse pantois), tout porte à croire que l'on peut la considérer (la vidéo), exactement comme les paroles de Pierre en  Matthieu (16, 21-24):

    Pierre avait dit à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » À partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le  troisième jour ressusciter.
    Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. » Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route, tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

    Autrement-dit, cette vidéo est anti-Christ tout comme le "Dieu t'en garde, cela ne t'arrivera pas" que Pierre a prononcé.

    Aussi vrai, cependant, que Pierre n'était pas anti-Christ lui-même, les personnes qui ont élaboré cette vidéo ne le sont pas non-plus. Je crois qu'il s'agit d'un aveuglement mais que leur volonté de bien faire est réelle. La spécialité du démon est de gommer, sans que nous ne nous en rendions compte, les point cruciaux de notre foi en Jésus-Christ.



    Anne-Christine,

    Mai 2016


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